Les amis c’est la famille qu’on se choisit !

par vilainpoussinou | Août 25, 2026 | Atelier d'écriture

Les textes réunis dans la section « Atelier d’écriture » ont été rédigés lors d’ateliers en groupe, avec des personnes partageant la même envie que moi : sortir de leur zone de confort et explorer de nouvelles façons d’écrire.
Ces exercices répondent à une consigne précise qu’il faut respecter dans un temps limité.
Ces textes sont donc imparfaits, originaux et permettent de naviguer vers le plaisir d’écrire à l’état pur.
J’ai décidé de partager ces textes pour deux raisons : peut-être pourront-ils en inspirer d’autres, mais surtout parce qu’ils me sont précieux.


Thème : On ne choisit pas sa famille.

Consigne : Choisir un personnage parmi ceux de cette image. Cette personne fait partie de votre famille. Vous devez citer deux de ses qualités et essayer de la défendre, même si elle n’est pas forcément aimée.

Temps : 15 minutes


Depuis le temps que tu souffles, que tu rumines, que tu pestes,
Ton attitude reste invariable à toute situation.
Rejeté de tous, parmi nous tous unis, tu es unique.
Nos chants d’amour et de joie ne t’ont jamais fait vibrer.
Tes poings rageurs n’en sont pas moins à mes yeux qu’une grosse mise en scène.
Le masque que tu portes depuis toujours, ne me trompe plus.
Tes dents serrées et tes sourcils froncés me font sourire maintenant.
Je sais bien qu’à chaque fois que tu râles, c’est qu’on a visé dans le mille.
En plein centre. Vulnérabilité n’est pas signe de faiblesse.
Rudesse n’est pas signe d’insensibilité.
J’ai bien vu depuis tout ce temps que tu es le seul à me comprendre vraiment.
Tu es le seul à ressentir et à voir la décadence de ce monde puéril.
Plus sensible que les autres, tu es le premier à soigner les animaux blessés.
Eux seuls savent qui tu es.
Tu es vraiment toi-même avec eux, car tout simplement ils ne pourront pas te remercier et t’encenser. Tu ne cherches pas de médailles, ni à plaire.
Voilà ton vrai masque. Un mutisme grogneur qui économise une adéquation aux autres.
De tous, parmi nous, tu es le plus sensible et tendre.
Tu es le seul qui comprend notre part d’ombre et qui l’accepte sans vouloir nous changer.
Sans toi, Schtroumpf Grognon, le monde sonnerait faux.