
Les textes réunis dans la section « Atelier d’écriture » ont été rédigés lors d’ateliers en groupe, avec des personnes partageant la même envie que moi : sortir de leur zone de confort et explorer de nouvelles façons d’écrire.
Ces exercices répondent à une consigne précise qu’il faut respecter dans un temps limité.
Ces textes sont donc imparfaits, originaux et permettent de naviguer vers le plaisir d’écrire à l’état pur.
J’ai décidé de partager ces textes pour deux raisons : peut-être pourront-ils en inspirer d’autres, mais surtout parce qu’ils me sont précieux.
Thème : Apprendre dans la vie de tous les jours
Consigne : Choisir un dicton parmi ceux proposés par les participants. Ces dictons sont ceux que nous avons entendus pendant notre enfance et qui nous ont marqués.
Inventer une histoire pour confirmer ou infirmer ce dicton, en y ajoutant une allusion à un animal.
- Le monde apparaît à ceux qui se lèvent tôt.
- Arrête de faire ton cinéma.
- Ouvre tes ailes, le ciel est immense.
- Mange ton poing et garde l’autre pour demain.
- Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.
- Tu parles de choses que tu ne connais pas : perroquet.
- On n’a qu’une vie, profite-en : chat.
- Tu comprendras quand tu seras plus grande.
- Dis ce que tu as à dire avant que ce soit trop tard.
Celui que j’ai choisi est :
« Relève ta tête, princesse, ta couronne va tomber ! »
Temps : 15 minutes
Petite girafe, n’aie crainte de t’abaisser pour me regarder droit dans les yeux.
Je n’ai pas besoin de cela, ta couronne pèse déjà trop lourd pour toi.
Tu crois avoir besoin du regard des autres pour exister.
Tu penses que le laurier sur ta tête suffit aux autres pour t’apprécier.
Sache que la grandeur se mesure au nombre de tes tâches.
Autant que tu le saches, c’est bien celles-ci qui te démarqueront dans la vie.
Tu ne cesses de t’adapter au monde pour en faire tien une adéquation brûlante.
Sache que c’est le monde qui s’est ratatiné à ta vue.
Toi, la belle et grande, née dans un tourbillon d’incohérence.
Rien ne sera jamais à ta taille, mais qu’importe, relève la tête, ma grande, et laisse tomber ce lourd fardeau qui te pèse depuis si longtemps.
Le trésor est toujours plus étincelant lorsqu’il n’est pas tien.